Formation des organisations féminines œuvrant dans la province de Ngozi par l’association icirore c’amahoro
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Redorer l’image de la femme burundaise et amélioration des conditions de participation dans les sphères de prise de décisions : Activités de plaidoyer pour intégrer la dimension lutte contre les VSBG dans les curricula scolaires au Burundi », l’association icirore c’amahoro (ICCA) a organisé une formation qui va durer 4 jours, du 10 au 13 février 2025, à l’intention des organisations féminines œuvrant dans la province de Ngozi, au chef-lieu de cette province. Cette formation s’articule sur le renforcement des capacités des organisations féminines dans le domaine de plaidoyer, communication non violente qui entre dans le cadre des activités de plaidoyer pour intégrer la dimension de lutte contre les VSBG dans les curricula scolaires au Burundi.
Dans son mot d’ouverture des activités, le chef de cabinet du gouverneur de la province de Ngozi Alain Patrick MUHETO a fait savoir que cette formation vient à point nommé car les ménages doivent vivre en paix sans la présence des violences basées sur le genre. Selon MUHETO, un enfant qui naît et qui grandit dans une famille vivant perpétuellement dans des VBG est affecté moralement et psychologiquement. J’espère que ces quatre jours seront plus utiles pour les participants dans cette formation mais aussi pour les milieux environnants de ces participants, a-t-il ajouté.
Quant à la représentante légale de l’ICCA Mme Emmerentienne NDUWIMANA, elle a fait savoir que le système éducatif burundais n’a pas prévu un cours qui permet aux apprenants d’acquérir des connaissances en rapport avec les causes, les conséquences et la prise en charge holistique des violences basées sur le genre. Les conséquences de ce manque d’éducation, a dit Mme Emmerentienne NDUWIMANA, ont des répercussions non seulement sur leurs vies personnelles sur le développement économique et social mais aussi sur les ménages que ces apprenants sont appelés à fonder dans l’avenir.
La représentante légale de l’ICCA a emboité le pas du chef de cabinet du gouverneur de la province de Ngozi en indiquant que ces quatre jours vont être une période d’échanges pour accompagner d’autres acteurs dans la promotion des droits de la femme et des jeunes filles en particulier et ainsi comprendre la raison qui a motivé la mise en œuvre de cette initiative.
Pour l’expert qui a présidé la formation, il a fait savoir que les techniques de plaidoyer sont multiples. Il s’agit notamment des lobbyings pour tenter d’influencer les décisions, les législations par la persuasion et la pression. D’autres techniques sont les démonstrations publiques, les pétitions écrites ou morales, le marketing social, etc.
Concernant les niveaux d’intervention du plaidoyer, l’expert a indiqué qu’il y a le niveau international, le niveau national, le niveau régional ou intermédiaire, le niveau local ou communautaire et le niveau familial.
Il sied de noter que les activités de ce projet sont en train d’être réalisées grâce au financement du Fonds africain pour le développement de la femme (AWDF).