Deuxième jour de formation des organisations féminines œuvrant en province de Ngozi par l’association icirore c’amahoro
La formation des organisations féminines œuvrant en province de Ngozi organisée par l’association icirore c’amahoro est au deuxième jour. C’est dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Redorer l’image de la femme burundaise et amélioration des conditions de participation dans les sphères de prise de décisions : Activités de plaidoyer pour intégrer la dimension lutte contre les VSBG dans les curricula scolaires au Burundi ».
Cette formation s’articule sur le renforcement des capacités des organisations féminines dans le domaine de plaidoyer, communication non violente qui entre dans le cadre des activités de plaidoyer pour intégrer la dimension de lutte contre les VSBG dans les curricula scolaires au Burundi.
Les participants dans la formation ont suivi les enseignements de l’expert sur la création des coalitions et les alliances pour le plaidoyer. L’expert a indiqué que partout dans le monde il y a des gens qui sont pour et d’autres qui sont contre l’objectif du plaidoyer. Pour ceux qui sont contre, il faut tisser des alliances mais aussi trouver des astuces pour les neutraliser sur base des données mises en évidence. Pour ceux qui ne sont ni contre ni pour, il faut les sensibiliser et les informer. Quant à ceux qui sont concernés, il faut carrément les ignorer, a dit l’expert.
Parmi les cibles du plaidoyer, l’expert a évoqué les cibles primaires et les cibles secondaires. Pour bien faire le plaidoyer, il faut passer par les cibles primaires. Les cibles secondaires ne décident pas du changement mais sont capables d’influencer les décideurs. Pour mieux faire un plaidoyer, l’expert a fait savoir qu’il faut identifier les ressources. Il faut ensuite développer un budget et fixer les objectifs de mobilisation des fonds sans oublier de proposer les stratégies de mobilisation des fonds. L’autre stratégie de faire un plaidoyer est de détenir une information. Les éléments clés du message dans le processus du plaidoyer sont le contenu, le langage, le messager, la forme, le temps et le lieu d’émission du message. Les travaux ont continué en groupes pour pouvoir renforcer la matière apprise.
Rappelons que les activités de ce projet sont en train d’être réalisées grâce au financement du Fonds africain pour le développement de la femme (AWDF).