Lancement official du projet: “Redorer l’image de la femme burundaise et amélioration des conditions de participations dans les sphères de prise de décisions »
L’association icirore c’amahoro (ICCA) asbl a procédé au lancement officiel du projet “Redorer l’image de la femme burundaise et amélioration des conditions de participations dans les sphères de prise de décisions », le mardi 21 janvier 2025 dans la municipalité de Bujumbura.
Dans son discours d’ouverture des activités du lancement officiel du projet, le conseiller à la direction générale de la promotion de la femme et du genre au ministère ayant le genre dans ses attributions Mélance KIRURA, il a indiqué que le gouvernement du Burundi a mis en place des cadres stratégiques nationaux pour lutter contre les VBGs notamment la politique nationale genre. M.KIRURA a vivement remercié l’ICCA qui s’est appropriée de cette situation pour éradiquer ce fléau. C’est pour cette raison que le gouvernement du Burundi, a dit M.KIRURA, ne ménagera aucun effort pour soutenir de telles initiatives. La contribution de l’ICCA sera sans doute très fructueuse, a-t-il ajouté.
Avec le soutien du gouvernement, M.KIRURA fait savoir que les résultats attendus dans ce projet notamment l’intégration de la dimension lutte contre les VBGs dans les curricula scolaires au Burundi vont être atteints.
Des conséquences sur les ménages futurs
Dans son mot d’accueil, la représentante légale de l’ICCA Emmerentienne NDUWIMANA, elle a indiqué que le gros des activités de ce projet tourne autour des activités de plaidoyer pour intégrer la dimension de lutte contre les VSBGs dans les curricula scolaires au Burundi.
La recrudescence des VSBGs au sein des ménages affectent beaucoup les apprenants sur le plan sanitaire et les enfants issus de ces familles qui observent les VSBGs. Les conséquences de ce manque d’éducation ont aussi des répercussions non seulement sur leur vie personnelle, sur le développement économique et social mais aussi sur les ménages que ces apprenants sont appelés à fonder dans l’avenir, a dit Mme NDUWIMANA.
Dans sa présentation faite, le consultant Cassien GASHIRAHAMWE a précisé que les violences sont basées sur les inégalités sociales. Ces violences touchent majoritairement les femmes et les filles mais n’épargnent pas les hommes. M.GASHIRAHAMWE n’a pas manqué de préciser que les VBGs dans l’environnement scolaire se traduit par un mauvais traitement sexuel.
Recommandations
Lors des échanges entre les participants, celui qui a représenté les confessions religieuses a demandé à ce que les auteurs des grossesses non désirées chez les élèves notamment les enseignants puissent être puis sévèrement.
Les participants ont émis le souhait interpellant tout un chacun de soutenir l’ICCA dans la mise en œuvre de ce projet. Le consultant a rappelé que l’objectif général du projet est d’influencer le ministère ayant l’éducation dans ses attributions d’adopter un manuel de prévention et de lutte contre les VBGs et l’intégrer dans le système éducatif burundais. Ils ont interpellé tout un chacun de faire une synergie en commençant chacun chez soi pour sensibiliser la lutte contre les VBGs. Les participants ont suggéré de sensibiliser les enfants afin qu’ils puissent dénoncer les auteurs de ces violences. En plus, ils ont demandé à ce que la facturation pour celui qui veut faire l’ADN soit revue à la baisse.
Rappelons que ce projet d’une durée de 12 mois est en train d’être réalisé sous le financement du Fonds africain pour le développement de la femme (AWDF).